La FIFA a les mains sales

Une affaire embarrasse actuellement la FIFA. Sept dirigeants de l’organisation ont été arrêtés et 14 autres interrogés mercredi dans une enquête menée par les États-Unis pour corruption. La raison de cette arrestation concernerait des pots-de-vin en relation avec la coupe du monde de football 2018 et 2022.

Soupçons de corruption

Les quatorze responsables de la FIFA sont notamment accusés de blanchiment d’argent dans le cadre d’une affaire qui a duré plus de 20 ans, précise le département de la Justice dans un communiqué. Ils ont été arrêtés mercredi par les autorités à Zurich, et sont en détention, dans l’attente de leur extradition aux Etats-Unis. Certains ont déjà plaidé coupable. Le parquet suisse a également annoncé avoir saisi des documents électroniques au siège de la Fifa. « Le blanchiment d’argent et la gestion déloyale » entourant les attributions des Coupes du monde de football de 2018 et 2022 ont fait l’objet d’une procédure, ouverte depuis le 10 mars, et rendue publique aujourd’hui.

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Les neuf membres de la FIFA en cause sont :

Jeffrey Webb (Iles Caïman) : vice-président de la FIFA et membre du Comité exécutif, président de la CONCACAF (Confédération d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes). Interpellé en Suisse.
Eduardo Li (Costa Rica) : membre du Comité exécutif de la FIFA, membre du Comité exécutif de la CONCACAF, président de la Fédération du Costa Rica. Interpellé en Suisse.
Julio Rocha (Nicaragua) : responsable du développement de la FIFA. Ancien président de la Fédération du Nicaragua. Interpellé en Suisse.
Costas Takkas (Grande-Bretagne) : collaborateur du président de la CONCACAF. Interpellé en Suisse.
Eugenio Figueredo (Uruguay) : vice-président et membre du Comité exécutif de la FIFA, ancien président de la Confédération sud-américaine (CONMEBOL) et de la Fédération uruguayenne (AUF). Interpellé en Suisse.
Rafael Esquivel (Venezuela) : Membre du comité exécutif de la CONMEBOL, président de la Fédération vénézuélienne (FVF). Interpellé en Suisse.
José Maria Marin (Brésil) : membre du Comité d’organisation de la FIFA pour le football olympique. Ancien président de la Fédération brésilienne (CBF). Interpellé en Suisse.
Jack Warner (Trinité-et-Tobago) : ancien vice-président de la FIFA, président de la Fédération des Caraïbes (CFU).
Nicolas Leoz (Paraguay) : ancien membre du Comité exécutif de la FIFA, et ancien président de la CONMEBOL.

Les dirigeants d’agences marketing sont :

Alejandro Burzaco (Argentine) : dirigeant de Torneos y competencias, agence marketing basée en Argentine
Aaron Davidson (États-Unis) : président de Traffic Sports USA
Hugo et Mariano Jinkis (Argentine) : dirigeants de Full Play SA, agence marketing sportif
Jose Margulies (Brésil) : dirigeant de l’entreprise Valente Corp. et Somerton ltée

Sepp Blatter ne serait pas impliqué

L’élection pour la présidence de la FIFA aura bien lieu comme prévu vendredi, a assuré lors d’une conférence de presse Walter De Gregorio, directeur de la communication de l’instance. Il a également indiqué que le président Blatter et son secrétaire général Jérôme Valcke « ne sont pas impliqués » dans cette affaire. D’après le « New York Times », le parquet du district Est de New York soupçonnerait les personnes arrêtées d’avoir accepté des pots-de-vin et des commissions du début des années 90 à ce jour. Notamment en ce qui concerne les conditions d’attribution de plusieurs éditions de la Coupe du monde ainsi que des contrats de retransmission télévisée. Voici un extrait du communiqué :

Des représentants des médias et du marketing sportif seraient impliqués dans des versements à de hauts fonctionnaires d’organisations footballistiques en échange des droits médiatiques et des droits de marketing et de sponsoring de compétitions organisées aux États-Unis et en Amérique du Sud.